Le Quintara Roo

Plages merveilleuses des Caraïbes, incroyables Cenotes , le Quintana Roo a tout pour attirer les touristes ! Qui n’en a pas rêvé un jour devant son poste de  bureau ? Allongé sur un transat, cocktail à la main, les pieds en éventail, faces à la mer turquoise ? Mais cette région essuie également des critiques : villes artificielles, tourisme de masse et  pollution de l’environnement (notamment maritime). Après environs 3 semaines à barouder dans ce coin de paradis controversé je vous partage mon expérience !

Cancun

17:30. Arrivée à l’aéroport de Cancun. Comme un air de vacances. La tenue complète du parfait touriste. Lunettes de soleil, tongues et habits de plage. J’ai de la chance, Luis, mon couchsurfer, vient me chercher à l’aéroport. Petit détour par la plage puis virée à une taqueria pour goûter aux tacos dal pastor et aux burritos. Le jour suivant c’est détente à la playa Delfines. J’ai entendu dire beaucoup de mal de Cancun.  Pourtant, la première fois que j’ai vu cette mer turquoise, j’ai vraiment été bluffée. Il faut dire que je n’avais jamais vu les Caraïbes avant. Bien sûr qu’il y a ces immenses complexes hôteliers, mais au moins ils ne sont pas tout délabré. Et c’était mon premier aperçu de la région.

Islas Mujeres

Juste en face de Cancun se trouve une petite île nommée Islas Mujeres. Il est 10 heures et je saute dans le ferry direction  l’« île aux femmes ». Sur les conseils de Luis, je dois trouver une coopérative de pêche pour faire du Snorkling. Mais une fois arrivée difficile de trouver un prix correct. Après quelques essais, je trouve une compagnie qui accepte de me faire un prix : 300 pesos le tour, repas non inclus. Et c’est parti pour 4h de Snorkling ! A moi les jolis coraux et les poissons multicolores des Caraïbes ! Pour une première je ne suis pas déçue (c’est que je n’avais pas encore vu le reste de la côte). Le midi le bateau s’arrête à Playa del Tiburon. Le guide, super sympas, m’offre le repas du midi (il faut dire que je l’ai bien aidé dans le bateau à traduire les instructions pour des français qui ne parlaient que…français ^^)! Tous les membres du bateau sont invités à passer à table et je fais la connaissance d’une famille chilienne adorable. Nous passons la fin de la journée ensemble sur la Playa del Norte de l’île (meilleur spot pour le coucher de soleil). Et il faut dire que oui, la Puesta del sol de cette plage est exceptionnelle ! On se quitte ainsi, en se donnant rendez-vous dans quelques mois chez eux, à Santiago 😉

Playa del Carmen

Arrivée à Playa del Carmen chez mon Couchsurfer suivant, Hugo. Il m’emmène voir la plage. Calme. Quelques enfants tapent dans un ballon. La pleine lune est resplendissante. Nous allons ensuite dans le centre-ville. Et là, on se croirait à Disney ! Ça brille de partout. De la musique jaillit à chaque coin de rue ; tout est créé pour que le touriste lambda ne se sente pas dépaysé de chez lui ! Le lendemain, je décide d’aller à Punta Esmeralda, plage située au nord de la ville. Petit paradis loin du tourisme de masse, bien que quelques québécois avertis en aient fait leur repère. Je décide de marcher le long de la plage jusqu’au ferry. Environs 1h de marche. Il y a peu de plage à proprement dit et beaucoup d’algues. La balade n’en ai pas moins agréable (même si le soleil tape à midi). Arrivée enfin au ferry, ambiance ultra touristique. Hyper bruyant (je me retrouve même avec un drône au dessus de la tête !) et des tas d’algues qui n’en finissent pas. Je n’ai pas de chance, ce phénomène d’algues arrive une fois tous les trois ans. Des travailleurs, pelles à la main, et des tracteurs mènent un combat acharné contre cette verdure nauséabonde. Heureusement, je retrouve mon amie Pauline qui termine son tour du monde avec son copain. On passe la soirée ensemble, ainsi que le lendemain, à se raconter nos aventures.

Food Tip : Ne rater pas les délicieux tacos vendus dans les ruelles en face du ferry. Au lieu d’un restau cher sur la plage, vous mangerez local pour 17 MXN/taco  (et encore ça reste cher comparé à d’autres régions comme les Chiapas) !

Cenote Agua Azul

Ce Cénote est à ciel ouvert ; c’était mon premier et même après en avoir vu d’autres, il reste un de mes préférés. Pour le rejoindre, il suffit de prendre un colectivo dans le centre de Playa. Le trajet dure environs 20 min et coûte 65 MXN l’aller retour. L’entrée était de 100 MXN.

Tulum

Tulum est une ville qui a un certain charme, avec ses ruines, ses plages et son centre-ville animé le soir. La plage est loin du centre, il faut donc la rejoindre en passant par la jungle. Il y a une route assez fréquentée la journée, mais étant doté d’une piste cyclable, elle reste très appréciable. Je loue donc un vélo pour m’y rendre, la balade me fait un bien fou (je crois que j’étais en manque d’exercice).  Encore une fois les hôtels envahissent la côte même si cela reste plus « nature » que Playa. L’environnement est plutôt respecté, on sent que la ville fait des efforts. Le lendemain matin, à 7h30 je suis devant les fameuses Ruines. J’attend qu’il soit 8h, tout comme la file grandissante derrière moi, car avant cet horaire il faut payer 240 MXN au lieu de 70 ! J’entre la première sur le site. Sensation intense. Personne devant moi. Je suis comme une aventurière qui découvre une cité perdue. Les ruines m’appartiennent. Lieu chargé d’histoire. Lieu sacré. Seuls le chant des oiseaux résonne ainsi que les vagues tapant sur les falaises. Un moment qui fut magique pour moi.

Où dormir ?

Mon coup de coeur : le Revoleco. Pour 200 MXN la nuit (parfois le tarif diminue), cette auberge de jeunesse va devenir ma seconde maison ! Ambiance indescriptible. Sur les murs, les fresques hautes en couleurs viennent égayer chaque coin de l’auberge. Chill music, dortoir clean, salle de bain propre (et eau chaude!), cuisine organisée, espace commun très convivial. Ce qui m’a vraiment touché, c’est cette recherche permanente du développement durable. Recyclage, tri des déchets, compost, création d’un mur à partir de bouteilles en plastique, etc. Les gens travaillant ici ont un cœur tellement grand que j’ai vraiment compris le « mi casa es tu casa » ! Bref vous l’aurez compris, mon coup de coeur 🙂

Akumal

Juste à 30 min à peine au nord de Tulum se trouve la fameuse plage aux tortues, Akumal. L’aller retour coût 70 MXN. J’y suis allée de bonne heure (vers 8h). Début des galères. Le chemin que je souhaite emprunter n’ouvre qu’à 9h. Chemin privatisé…Je continue mon chemin et deuxième passage bloqué par une compagnie (qui a décidé qu’elle possèderait les droits de passage moyennant finance et ce, qu’à partir de 9h). Je demande par où je peux passer pour rejoindre la mer. « On ne peut pas ». Silence radio. Têtue, je continue tout droit, tampis pour le détour. Je vois un passage sur la carte. En face de moi se trouve une longue chaîne ainsi qu’une voiture barrant la route et un mexicain les bras croisés. Légèrement énervée par la précédente compagnie, j’enjambe la chaîne, me fraie un chemin et passe de l’autre côté de la voiture. Le mexicain ne bouge pas d’un poil. OUF ! Je peux rejoindre la côte tranquillement. Quelle vue ! J’arrive sur la plage et rencontre deux canadiennes. Elles m’indiquent l’endroit exact où nager pour voir les tortues. Des experts ces québécois 😉 J’enfile masque et tuba et en quelques minutes tombe sur ma première tortue. Quelle rencontre ! Beaucoup d’émotion d’un coup. Tant de beauté. Je la suis pendant bien 10 min. Je verrais 5 tortues ce matin là. De plus, la plage est vraiment belle pour y passer la journée.

davdav

Puerto Morelos

Après quelques péripéties et un petit passage dans le Yucutan, je décide de remonter jusqu’à Puerto Morelos, ville qui se situe entre Cancun et Playa. En effet j’avais un regret de ne pas m’y être arrêtée, sachant qu’il y a la deuxième plus grande barrière de corail au monde. Et je n’ai pas été déçue. Je pense avoir vécu un moment privilégié. Je n’ai pas voulu payer de Tour hyper touristique. Les mexicains vous diront que c’est dangereux de nager jusqu’à la barrière car les bateaux passent vites et peuvent vous faucher. Consciente du risque, je loue masque et tuba et pars à la nage, accompagnée de Léandro, un mochilero rencontré à l’auberge Revoleco. Après 10-15 min de nage, nous atteignons la barrière. Dommage que nous n’avions pas de GoPro car les couleurs des coraux et des poissons étaient vraiment exceptionnelles. Nous avons fait la rencontre de beaucoup d’espèces différentes (notamment un homard géant qui m’a un peu effrayé). A propos de la ville ? Bon…elle ne nous a pas paru extraordinaire. Beaucoup d’hôtels bordant la plage ouest. Très peu touristique côté est mais rien à y voir non plus.

Food Tip : Je recommande vivement de manger à La Sirena : plats succulents et ambiance jazzy garantie.

Bacalar

Ce petit coin de paradis, avec sa lagune plus bleue et transparente que jamais ne peut pas vous décevoir. J’ai dormi au Blue Monkey Hostel. Pour 190 MXN la nuit, petit dej’ inclu, il n’y a vraiment pas de quoi se priver. L’auberge propose un tour en paddle le matin. Tous les gens de l’hôtel l’ayant fait ont apprécié la balade/  J’ai vraiment pu me détendre et me reposer à cet endroit. Le centre ville est sympas et la place centrale est animée le soir.

 

En conclusion, le Quintana Roo, oui c’est touristique. Mais parce que c’est vraiment incroyablement beau en fait ! Avec un peu de préparation, un voyageur averti peut profiter pleinement de son séjour loin du tourisme de masse (en se levant tôt pour découvrir ruines, cenotes, etc.). Vous ne le regretterez pas ! Alors ? Convaincus ?


Une réflexion sur “Le Quintara Roo

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s